poules urbaines

Des poules dans ma cour: ENFIN, la 3e partie!


Je viens de relire la deuxième partie de notre projet un peu fou de poules dans notre cour et ouf! Ça a vraiment BEAUCOUP évolué depuis!!!

D’abord, on a reçu nos premiers poussins à la mi-avril. Ma belle-soeur et moi (on vit ce beau projet avec la famille du frère de mon chum!) avons pris la route de Laval (!), pour aller chercher nos petites Ameraucana (celles qui pondent des cocos bleus!!). Nous étions tellement excitées et fébriles qu’on s’est perdues! Après avoir recueillis les mille et un conseil de l’éleveur (Joël de chez Plumes et Jardins), on a repris la route avec nos 4 petits trésors sur les genoux! Ils étaient SI petits et mignons! Après avoir déposé Annie et ses deux poussins, direction maison pour présenter nos nouveaux amis à mon homme et ma fille! J’étais déjà gaga! Hihihi! Durant le trajet, ils semblaient paniqués dans leur petite boîte (que j’avais pris soin d’attacher avec la ceinture du côté passager… #crazygirl). J’y ai glissé ma main pour les rassurer et ils sont venus toute de suite se coller et ont cessé de caqueter immédiatement. ♥ ♥ ♥

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Voici Colette et Macha Grenon

Nous les avons installés dans une grande cage à lapin dans le salon avec une lampe (50W) à l’intérieur que nous avons recouvert d’une grande nappe. Ils doivent y passer 2 semaines au chaud avec la lampe allumée 24/24. Dans les jours qui ont suivi, on a appris à se connaître… L’homme et moi on passait nos soirées sur le divan avec Colette (en hommage à ma mémé Colette qui avait des poussins chaque année et que je n’ai malheureusement pas eu le temps de connaître très longtemps… Ma mère me dit souvent qu’elle était aussi une vraie girouette!) et Macha Grenon (Don’t ask! Mon homme est étrange parfois… je l’aime de même!) dans le creux de nos mains! Quelle expérience! Ma fille était curieuse, mais sans plus… j’étais un peu déçue, je l’avoue! Avec le temps, elle les a aussi apprivoisés et adore ses « pouffins »!

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Deux semaines plus tard, ils avaient doublé et peut-être même triplé de volume!!! Et là, c’était le temps d’accueillir nos 2 autres poussins! (Malheureusement nous n’avons pas réussi à les avoir tous en même temps, la nature en a décidé autrement!) L’éleveur nous avait assuré que ce n’était pas bien grave si nos premiers poupous passaient plus de temps sous la lampe. Parce que là, le processus recommence, les nouveaux venus devront passer deux semaines au chaud eux aussi! J’avais commandé une poule blanche et une poule rousse. Malheureusement (ou heureusement, selon certains les poules blanches sont folles!) les cocos de poules blanches n’ont pas éclos. Alors j’ai eu un poussin noir qui va devenir une poule noire! Ils sont nés la nuit avant qu’on aille les chercher, alors ils étaient MINUSCULES!!!! J’étais encore sous le charme! MAIS mon conte de fées s’est arrêté quand j’ai constaté qu’on leur avait coupé le bout du bec!!! J’avais déjà entendu parler de cette pratique dans les gigantesques et horribles élevages de poulets commerciaux. Apparemment, c’est la routine chez le producteur qui approvisionne la COOP de ma région. Quelle tristesse! Ce n’est pas comme si j’en avais des centaines! J’ai 4 poussins élevés dans la ouate, comme la plupart des gens qui ont des poules en milieu urbain. En tout cas… j’ai soulevé le sujet sur un groupe Facebook que j’aime bien: Poules et Volailles du Québec et les opinions étaient pas mal partagées (on m’a d’ailleurs assuré que ça ne les empêcherait pas de se nourrir adéquatement), jusqu’à ce que je partage une photo de mon petit poussin noir (Guiness) qui a le côté du bec carrément craqué… Les gens ont commencé à se fâcher et à dénoncer cette pratique barbare. Finalement, le bas du bec de mon poupou est tombé! Je n’en reviens pas qu’on puisse faire souffrir autant un si petit animal! Heureusement, il a déjà commencé à cicatriser et on m’a dit que la partie du bas peut repousser, mais je devrai la limer si elle repousse mal et le surveiller de près. Je vous recommande donc, après ma triste expérience, de vous informer avant de commander des poussins dans une COOP et de privilégier les éleveurs privés qui chouchoutent leurs poules. (Et même dans le monde des éleveurs, soyez très sélectifs, rendez-vous sur place pour voir l’état des lieux avant de passer votre commande pour éviter les mauvaises surprises!)

poules urbaines

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Après un séjour dans la maison, de la poussière de ripe partout et une tonne de cacas ramassés sur le plancher, DEHORS les poupous! Leur château était enfin prêt! Mon homme a travaillé fort pour concevoir un poulailler solide, imperméable, assez grand, assez beau, sécuritaire, avec un toit vert et fait avec les planches de notre vieille clôture! Pauvre chéri! Le résultat est PARFAIT et il résiste aux vilains ratons laveurs! Croyez-moi ils ont testé toutes les issues! Ils ont même creusé la terre sur le toit !!! Parenthèse sur ces méchantes bêtes: ce sont des tueurs!!! Ils ne mangent même pas les poules qu’ils tuent! Alors, penser à un système efficace pour bien protéger vos poulettes la nuit, ce n’est pas un conseil à prendre à la légère, ma voisine pourrait vous en parler…

poulailler

Notre enclos n’est pas très grand, alors quand je suis dehors, je les laisse se promener et explorer la cour. Ils se roulent dans la terre de mes platebandes, mangent du gazon et des vers de terre et font caca partout, le bonheur! Pour VRAI! C’est tellement le fun de les voir vivre autour de nous! Ils sont tellement habitués à nous, qu’ils montent parfois se faire flatter sur nos genoux. Surtout Macha Grenon…

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Le seul hic dans toute cette aventure…c’est que nous allons devoir nous séparer de Collette..snif..snif! C’est un COQ, le coquin… Il n’a pas encore chanté, mais il est vraiment plus gros que les autres et sa crête est déjà très présente. Comme nous sommes en milieu résidentiel, je ne ferai pas endurer les hurlements de mon CoCo à tous les voisins! Parce que han! ça ne chante pas juste le matin ces petites bêtes-là finalement… on nous apprend vraiment n’importe quoi dans les films de Dysney! Comme c’est un coq de race, je lui ai trouvé une famille où il ne sera pas mangé, il pourra se reproduire et poursuivre sa belle lignée d’Ameraucana Blue Wheaten.

Ça vous tente des poules dans votre cours?

Voici quelques petites choses à savoir avant de vous lancer:

– Les poules ont besoin de votre présence le matin et le soir pour ouvrir et fermer le poulailler, les nourrir et changer l’eau (en période de canicule, il faut changer l’eau plus d’une fois par jour). Alors, si vous avez la bougeotte, trouvez-vous une bonne gardienne!

– Une poule n’a pas besoin de coq pour pondre des oeufs!

– Ça mange et beaucoup! MAIS ce qui est bien c’est qu’en plus du grain, vous pouvez leur donner des restants de table (pas de poulet SVP!), ils aiment particulièrement les pâtes, le riz et les fruits.

– Pour éviter les odeurs, il faut nettoyer le poulailler une fois par semaine de fond en comble et enlever les cacas tous les jours! Pour faciliter le nettoyage, on a mis un restant de plancher de vinyle, ça se lave super bien avec de l’eau et du vinaigre! On a aussi commencé à mettre du foin dans le fond de l’enclos, les poules peuvent en manger et c’est facile à changer.

– Informez-vous comme il faut sur l’alimentation et les besoins de la poule, les matériaux à éviter pour construire le poulailler et sur les soins à leur apporter en cas de maladie. Je vous conseille très fortement le petit cours de quelques heures que j’ai suivi chez Plumes & Jardins.

Suivez-moi sur Facebook pour avoir des nouvelles de mes cocottes et voir l’évolution du projet! Le prochain article sera seulement à l’automne lorsque nous aurons nos premiers œufs et que le froid se fera sentir… pour l’instant on les regarde grandir et on apprend!

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