Manger local

Le locavorisme: la quête du Saint-Graal?! 2


Manger local, bio et sans emballage: possible sans se ruiner?

Je me pose beaucoup de questions dernièrement sur les priorités en matière d’environnement. Je ne parle pas des « grands » dossiers sur lesquels nos ministres devraient se pencher, mais plutôt des choix qui s’offrent à nous, consommateurs. Des alternatives à la consommation de masse, soit manger local, bio, sans emballage ou toutes ses réponses. Laquelle de ces options est la plus importante? Si je suis devant deux produits similaires, je choisis le bio ou le local? Le bio avec emballage ou le non-local en vrac? J’avoue que je m’y perds un peu avec tous les courants de pensée en environnement… Pour le fun, j’ai fait un petit test du type « quel est ton profil ? » sur le site de la série télévisée sur l’agriculture biologique au Québec, Garde-Manger. Sans grande surprise, je suis une locavoriste ! Heee? Ça veut dire que  je privilégie les produits issus de l’agriculture locale.

Je m’intéresse à toutes les solutions vertes en matière de consommation, mais c’est vrai que l’achat local est mon chouchou! Il permet d’encourager l’économie du Québec et réduire notre empreinte écologique. Pssst…en plus, si on s’approvisionne dans un marché fermier ce sera fort probablement de la culture bio et en vrac! MAIS ce n’est pas toujours un monde de licorne dans le domaine de l’alimentation au Québec, puisqu’il y a… l’HIVER! De plus en plus de paniers bio sont disponibles pendant la saison froide, mais pour ceux qui n’y ont pas accès (MOI: argh!), les épiceries n’offrent malheureusement pas une si grande variété et surtout les prix sont exorbitants! C’est à croire que bien manger, c’est pour l’élite seulement! Les produits suremballés et importés sont 2 à 3 fois moins chers, quelle ironie! Il est bien évident que le prix l’emporte souvent sur la provenance et le bio dans bien des foyers!

Source: Pinterest

Source: Pinterest

Choisir ses batailles

Je me rends compte qu’il faudra faire des choix parce que manger local, bio et sans emballage, ben c’est pas si évident! Je dois préciser que j’habite loin des grands centres comme Montréal, où l’accès à des épiceries spécialisées dans la pratique écoresponsable est de beaucoup simplifié. Depuis, bientôt 5 ans, je suis une résidente de la MRC Beauharnois-Salaberry, qui se situe sur la Rive-Sud-Ouest de Montréal, soit en plein « Garde-Manger du Québec ». Grano dans l’âme, j’aimais l’idée de me rapprocher de la terre… Soyons honnêtes, j’ai atterri ici par amour. « Qui prends mari, prends pays  » (je suis un peu vieux jeu…) Bref, j’ai appris à découvrir et aimer ma région. D’ailleurs, nous aimerions nous établir « plus creux » au cœur des terres Montérégiennes pour avoir plus d’espace pour cultiver nos légumes et faire pousser des poules. ♥

Bien que nous vivions très près des plus grands producteurs maraîchers du Québec, l’accès aux produits locaux est très limitée!!! Depuis mon arrivée dans la région, je cours les marchés champêtres estivaux pour trouver de beaux produits, mais je suis toujours déçue d’y trouver aussi peu de variétés et surtout aussi peu de CLIENTS! Disons-le, ma ville a de bonnes intentions. Elle a sa propre « Place du Marché », mais depuis son ouverture, il y a de moins en moins de producteurs qui y viennent parce qu’il y a bien trop peu d’acheteurs. Évidemment, il y a aussi la multiplication des petits marchés qui rend la tâche difficile aux producteurs. Ils doivent choisir les marchés les plus intéressants pour eux. Logique.

Petite anecdote: l’été dernier, ma famille et moi avons fait une expédition dans la grand’ville! Une petite visite au Marché Jean Talon s’imposait pour pallier à toutes mes frustrations de manque de légumes locaux et « gentils » dans ma région. J’y ai alors découvert une multitude de producteurs qui vivent pratiquement à côté de chez moi! J’étais curieuse de savoir si je pouvais m’approvisionner de leurs beaux légumes plus près de chez moi ou directement à la ferme? La réponse est tout simplement NON! Ils choisissent de vendre TOUTES leurs récoltes à Montréal, là où la demande est la plus forte. Logique. Mais ô combien frustrant pour moi!

Mamie Lili et Marion aux fraises!

Mamie Lili et Marion aux fraises!

Miam Miam Miam les bon bon légumes!

J’ai donc décidé de m’intéresser aux paniers de légumes biologiques. Le fonctionnement est simple, le fermier offre différents forfaits (ex: hebdomadaire/bi-hebdomadaire, panier pour deux/quatre personnes…) pour une période s’échelonnant habituellement de juin à octobre et détermine des points de chute où récupérer notre panier. Pour aider les producteurs dans la planification de la saison, il faut réserver et payer avant le début des récoltes. Alléchant! MAIS, selon la carte interactive d’Équiterre (organisme qui chapeaute le programme « Fermier de famille » qui fait la promotion des paniers de légumes bio au Québec) il y a très peu de points de chute dans ma région et aux alentours.

Après quelques recherches sur les z’internets, je me suis rendu compte qu’Équiterre ne sait pas tout!  Plusieurs beaux trésors sont cachés dans nos terres Montérégiennes! J’ai donc décidé de vous faire un petit répertoire des fermes offrant des paniers de légumes biologiques! Cliquez ici pour y avoir accès!

Crédit photo: Jasmine Kabuya Racine, Horticultrice et Blogueuse

Crédit photo: Jasmine Kabuya Racine, Horticultrice et                                    Blogueuse (Je suis au jardin)

encore plus de solutions!

Finalement, je vous propose en vrac quelques trouvailles qui pourrait vous aider à réduire le coût de votre panier d’épicerie et vous faciliter la vie:

Bonne boîte, Bonne bouffe Commandez et recevez! Pas besoin de vous inscrire pour la saison! Il y a 3 formats de boîtes qui sont livrés dans 125 points de chute aux deux semaines. Les prix sont TRÈS intéressants! Les paniers Été/Automne contiennent majoritairement des produits provenant de fermes locales! J’ai eu de très bons commentaires sur ce service et il y a un point de chute tout près de chez moi, à Beauharnois!

eVoilà5 élabore pour vous un menu équilibré pour 5 jours approuvé par une nutritionniste. Pas besoin de se casser la tête avec l’éternelle question « qu’est-ce qu’on mange pour souper? ». Tout est dans la boîte! Le menu est affiché sur leur site internet, il suffit de cliquer pour commander! À partir de 87$/semaine. Vous devez par contre récupérer la commande à la boutique située à Vaudreuil. Une belle initiative de chez nous!

Les coopératives sont aussi une option intéressante pour l’achat de produits locaux. Il suffit de « magasiner » dans leur banque de producteurs et d’y faire votre épicerie virtuelle. Dans la région de Vaudreuil-Soulanges, il y a le Marché écolocal de la Coop CSUR et le Marché Gourmet. Un marché champêtre à l’année!

Fréquenter les potagers libre-service des Incroyables Comestibles du Suroît! Des légumes frais, bio et gratuit pour tous! En échange, donnez leur un petit coup d’eau et désherbez un peu! Vous n’avez pas le temps? Pas grave, vous repasserez! Il n’y a pas de police du légume! Seulement un regroupement de citoyens qui prennent soin de leur espace vert!

Et la viande?? He oui! Certains d’entre nous mangeons encore de la viande! J’ai testé pour vous (et pour moi aussi un peu je l’avoue…) les Fermes Valens situées à Huntingdon. C’est un regroupement de trois fermes de la région du Haut St-Laurent qui offre des viandes naturelles, sans hormones et/ou biologiques. Plusieurs autres produits sont disponibles comme des œufs frais, des pâtes, de l’huile… Après une analyse très complexe (pour vrai j’ai fait plusieurs comparaisons de prix!), je peux vous dire que pour une viande saine et locale, les prix sont très bons et le goût aussi! Par exemple, un poulet de 2kg me coûte 13,38$ environs. Naturellement, le poulet bio vous en coûtera le double…Choisir ses batailles! Livraison à domicile ou cueillette à la boucherie (profitez-en pour faire une petite visite au Marché Fermier d’Huntingdon en saison!).

 

J’espère vraiment que cet article va vous donner un coup de main pour vous y retrouver dans l’univers du locavorisme! Manger local en saison, c’est possible! Et même hors saison, il y a de plus en plus d’options, suffit de chercher ou de suivre Martine la Girouette! Hihihi!

 

Vous connaissez d’autres solutions futées pour nous aider à manger local?

Écrivez-le dans les commentaires! ♥


Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 thoughts on “Le locavorisme: la quête du Saint-Graal?!

  • Chantal

    Perso, je choisis le local avant le bio sans aucune hésitation. Et oui le local, mais pas à n’importe quel prix, je veux ben encourager le petit fermier, mais quand je fais le geste d’aller au marché public de mon village pour encourager local, bio, mais qu’on me vend 3 tomates pour 10$, je me dis qu’on pousse fort un peu….Alors je n’y vais plus, tant pis! J’ai quand même 6 bouches à nourrir.
    Payer un peu plus pour mon lait afin de favoriser une laiterie près de chez moi, pas de problèmes, mais payer le triple du prix dans un marché local, quand je peux avoir du local en magasin pour moin cher…nah!
    On va me lancer des tomates, mais c’est ainsi. J’achète local le plus que je peux quand même, mais honte à moi je dois respecter mon budget…
    Les meilleures fraises au monde sont celles de l’îles d’Orléans, je mange uniquement celle là, quand elles sont de saison j’en achète des tonnes, on en mange des fraîches et j’en fais congeler beaucoup, je fais des confitures, ect. Quand même qu’il y aurait des fraises bio de chez pas où, j’en mangerais pas!!!!

    • martine Post author

      En effet, il faut choisir ses batailles! Tu n’as aucune honte à avoir Chantal! Tu en fais déjà beaucoup! Un geste à la fois :) Je vais pouvoir t’en reparler plus à la fin de l’été parce que nous allons commander des paniers bios pour la première fois cette année, mais je trouve que le prix est très raisonnable. Nous consommons beaucoup de légumes et je n’ai pas assez d’espace pour tout cultiver chez moi! Nous avons donc choisi le panier plus petit pour combler la différence de nos besoins. Le prix initial est impressionnant, mais finalement c’est seulement une vingtaine de dollars par semaine. Dans quelle région es-tu?