Des poules dans ma cour

Des poules dans ma cour: le processus. 4


Première partie

Je RÊVE depuis des années d’avoir une fermette pour y cultiver des tonnes de légumes pour nourrir ma famille, planter des arbres fruitiers pour faire mes conserves et élever des petits animaux, comme des poules. Je me suis toujours imaginé qu’il me fallait 50 000 pieds carrés d’espace pour réaliser mon rêve d’autosuffisance… Comme nous avons pas mal la bougeotte et que l’homme ne rêve pas, lui, de devenir fermier, il a fallu que j’ajuste mon rêve à notre réalité familiale. L’agriculture urbaine, soit la culture de végétaux comestibles sur de plus petites surfaces en milieu « urbain », est la solution! Évidemment, cultiver dans deux bacs de 3 x 10 pieds, ne permettra pas de nourrir ma famille, mais sera un parfait complément au panier de légumes hebdomadaire que nous recevrons cet été pour la première fois.  Pour ce qui est des arbres fruitiers, il existe maintenant plusieurs variétés naines qui permet la plantation sur nos petits terrains de banlieue.

Finalement, les animaux… Mon chum est allergique à tout, donc il n’a pas développé l’amour des petites bêtes comme moi. Alors l’enthousiasme n’y est pas vraiment lorsque je tente de le convaincre d’avoir des animaux « dans » la maison. Par contre, il y a une brèche pour l’extérieur (YÉ!!!!!!!!!!!) Ouverture dans laquelle je vais sauter à pieds joints! J’aimais bien l’idée d’un clapier, puisque ma fille adore les lapins, mais les poules restent mon premier choix!

Quoi de mieux que d’avoir des œufs frais presque tous les jours et de voir le plaisir qu’aura ma fille à « jouer » à la fermière tout en apprenant qu’il est possible et accessible de produire sa nourriture et ainsi s’assurer du traitement qu’elle a reçu.

Saviez-vous que les œufs que nous achetons à l’épicerie sont lavés avec du savon? La coquille d’un œuf est recouverte d’une mince couche protectrice qui disparaît lors d’un lavage vigoureux.  Comme la coquille est aussi très poreuse, n’importe qu’elle substance peut la traverser comme le fameux savon et les bactéries.

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous acheté des œufs bruns, ils sont tous pareils? Pour uniformiser le produit, parce que les consommateurs trouvent ça plus « beau », les producteurs vaporisent les œufs d’une légère couche de teinture brune! QUOI?!

Les poules urbaines ont la cote! Alors, je me suis dit que vous seriez peut-être intéressés à suivre notre processus avant de vous lancer dans cette aventure à votre tour?! Notre projet est présentement à l’étape de l’établissement du plan de match. Suivrons, l’installation du poulailler, l’adoption de nos poussins et les hauts et les bas de notre premier été avec nos poulettes.

Marion la jardinièreMarion la jardinière, à 9 mois.

Première étape: vérifier si ma ville autorise les poupoules urbaines? Check

La réponse est non…MAIS, en me discutant avec le voisinage, j’ai appris qu’elles sont tolérées. Tant qu’il n’y a pas de plainte. Pour ma part, je suis bien chanceuse puisque ma voisine a elle-même des cailles, je n’ai pas de voisins en arrière et mon autre voisin est plus distancé. Je projette quand même de lui en parler et de démystifier la bête au besoin. En effet, la poule est souvent entourée de vilains mythes. Il faut alors s’outiller pour vendre notre salade! Ce qui m’amène à l’étape 2…

Deuxième étape: s’informer! Check

Ma plus grande crainte était de savoir quoi faire avec mes poulettes en hiver. Je n’avais pas vraiment envie de les envoyer à l’abattoir après seulement quelques semaines de loyaux services… En cherchant sur les Z’internets, je suis tombée sur un sympathique passionné de la poule: Joel Rochon. Copropriétaire de Plumes & Jardins et lui-même fermier urbain depuis une dizaine d’années, il offre la formation « Poules 101 ». Je suis habituellement très autodidacte, mais bon, j’aurai quand même la vie de quelques poules entre les mains, alors pour me sentir plus en confiance, j’ai décidé de m’inscrire. Samedi dernier, j’ai bravé le verglas et le froid pour me rendre à Laval! Nous étions une douzaine de curieux, majoritairement des couples, autour de la grande table de Joel. Avec les « cui-cui » de trois poussins Chanteclerc en bruit de fond, nous avons jasé, avec simplicité, de nos projets, des mythes concernant la poule, de l’entretien, des types de poules et des maladies possibles. Ensuite, nous sommes allés visiter ses installations et Joel nous a donné ses derniers précieux conseils en matière de poulailler. C’était impressionnant de voir cohabiter ses 30 poules avec trois chèvres dans un petit cabanon aménagé en poulailler. J’ai eu la preuve que ce n’est pas tant l’espace qui est primordial, mais le temps que nous sommes prêts à leur accorder!

Il n’est évidemment pas nécessaire de suivre une formation pour avoir des poules chez vous! Toute l’information se trouve sur le web. La seule chose c’est que beaucoup d’informations sont pour le climat de nos voisins français… Je me sens maintenant bien outiller et surtout, j’ai une solide référence en cas de problème! D’ailleurs, Plumes & Jardins offrent aussi des consultations pour les municipalités qui désirent (enfin!) changer leur réglementation!

Plumes & Jardins Crédit photo: Plumes & Jardins

Troisième étape: se questionner et trancher! Check

Avant de se lancer, il faut d’abord savoir que les poules, ce n’est pas comme un chat. Elles ont besoin de soins quotidiens, on ne peut pas vraiment leur laisser un bol de nourriture pour la fin de semaine et partir au chalet… Alors, sommes-nous prêts à profiter davantage de notre cours, plutôt que de partir tous les weekends? Avons-nous un réseau de soutien pour prendre la relève en cas de besoin? Comme pour l’adoption d’un animal de compagnie, il faut se demander: qui s’occupera de nourrir et entretenir les poules à la maison? Avons-nous les moyens physiques et financiers? Qu’allons-nous faire avec nos poules lorsqu’elles vont diminuer leur rendement de ponte? Les manger? Les garder? Les donner? Sachant que l’espérance de vie d’une poulette peut aller jusqu’à 10 ans! Certaines questions doivent être discutées en famille avant d’entreprendre un tel projet.

Chez nous, on a décidé d’aller de l’avant avec le projet poule! Yé!

Ça vous a donné le goût?

Suivez les prochaines étapes dans les semaines à venir! Cut Cut!


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4 thoughts on “Des poules dans ma cour: le processus.

  • Isabelle

    Je pense que la ferme Ménard aux Cèdres prennet des poules en pension pendant l’hiver ! Peut-être que d’autres fermes le font !